Nouvelles de l’ANDT

Nouvelles de l’A.N.D.T.

Juillet, août, septembre 2022

Ces deux mois de juillet et d’août, une invitation à diminuer nos plaintes et à cultiver la joie de croire et d’espérer… ? Après la pandémie qui semble reparaître, avec cette guerre cruelle et absurde en Ukraine, avec la hausse des prix, notamment des carburants, ne sommes-nous pas tous et toutes devenus plus impatients, plus agressifs, plus plaintifs ? Souvent, me semble-t-il, nous nous laissons aller à des jérémiades, sur ce qu’il eût fallu faire, sur ce qu’il faudrait faire, sur les malheurs des temps… Quand nous nous rencontrons, après de brèves salutations, commence maintes fois la litanie des maux, maux venant de la société, de l’Eglise, de la santé, de la famille… A vrai dire, nous nous quittons amers au sortir d’une telle discussion… D’ailleurs quelqu’un qui, sans arrêt, se lamente, n’est-il pas comme un homme malade, un homme blessé qui frotte sa plaie, ne cessant de l’aggraver ? L’homme plaintif finit par être un poids pour les autres et pour lui-même. Avec son âme attristée et blessée, il tombe facilement dans le découragement, dans l’impatience, dans la critique… Au contraire, celui qui s’efforce de ne pas étaler ses soucis prend les choses avec plus de bienveillance. Il cultive l’oubli de soi qui permet de pardonner ou de tourner la page, de laisser le passé au passé. Il voit les imprévus, les contrariétés comme autant d’occasions de faire croître la vertu de patience et d’obtenir des grâces, en unissant ses soucis, sa croix personnelle, à la Passion de Jésus… Il peut se pencher sur autrui avec plus de miséricorde. Il nous apparaît de compagnie agréable parce que nous savons qu’auprès de lui, nous n’aurons pas des lamentations sans fin et la critique n’abondera pas… Bien plus, nous savons qu’une certaine sérénité va émaner de lui… N’est-ce pas précisément ce que ces deux mois d’été pourraient, si nous le voulons vraiment, nous aider à obtenir : paix, sérénité, joie ! Certes une peine peut et doit être partagée, il nous faut savoir nous confier comme Jésus le fit en se tournant vers ses Apôtres au moment de son agonie à Gethsémani. Mais, dans la lumière de son Assomption, demandons à Marie qui savait user d’une parole sage et adéquate, de nous aider à suivre son exemple ! Poursuivons notre méditation… N’est-il pas vrai que notre monde, privé d’horizon et d’espérance, succombe peu à peu à toutes les tristesses… “Là où Dieu disparaît, disparaît aussi le soleil qui donne lumière et joie”, comme l’affirmait le pape Benoît XVI, lors d’une rencontre avec de jeunes Italiens, à Lorette. Dans un monde souvent négatif et triste, il nous faut urgemment redécouvrir la joie de croire et retrouver l’enthousiasme de communiquer la foi. Si notre cœur ne peut trouver de repos en aucune réalité créée, c’est qu’il y a en lui, une soif d’infini que rien, ici-bas, ne peut combler. Pour accorder à l’homme ce don de la joie, Dieu lui-même est venu à sa rencontre : le Verbe s’est fait chair ! Accueillir alors le Sauveur, le choisir, s’unir à Lui dans la prière et les sacrements, – en particulier l’Eucharistie, – c’est trouver la vraie joie, celle qui peut durer, croître et mûrir ! Contrairement au plaisir et au bonheur, la joie peut coexister avec l’inachevé, avec une certaine incomplétude. Elle est l’état possible et devrait devenir l’état habituel des êtres pérégrinants que nous sommes.

Profitons du rythme différent de ces mois de juillet et d’août, – même si nous ne partons pas en vacances au loin, pour des raisons de finances, de santé ou d’âge, – oui, profitons des rencontres que cette période de l’année permet plus facilement et de la beauté qu’offre la nature, profitons des visites que nous pouvons faire au Saint Sacrement dans nos églises souvent si accueillantes, profitons de temps plus étendus de silence et de prière, pour grandir dans la foi, la confiance, l’espérance et la charité ! Ainsi revigorés, sous le regard et avec l’aide maternelle de l’Immaculée, cause de notre joie, allons annoncer la Bonne Nouvelle du salut à un monde que l’incrédulité ou du moins l’indifférence si fréquente a jeté dans une tristesse encore plus grande. A ce monde, à nos familles, est accordée, aujourd’hui encore, la joie d’un Sauveur en la personne du Seigneur Jésus. Et n’oublions jamais cette pensée du Pape Paul VI : “En Dieu tout est joie, car tout est don.” La joie est un don de Dieu, un don de l’Esprit Saint, un fruit de l’Esprit en nous : nous nous réjouissons de ce que le Seigneur est proche ! En union de prière, très cordialement,

Jean Kauffmann Président de l’A.N.D.T.

Le 15 août 2022, Solennité de l’Assomption de Notre-Dame présidée à Thierenbach par Monseigneur Gilles Reithinger Evêque auxiliaire de Strasbourg –

Le dimanche 28 août 2022 dernières messes à Thierenbach de M. le Recteur Denis Simon, avant son départ pour Mulhouse –

Le dimanche 4 septembre 2022, messe d’installation comme Recteur de Thierenbach de M. le Chanoine Patrick Koehler –

Le dimanche 9 octobre 2022, à 15 heures, Assemblée générale de l’A.N.D.T.